La méthode des lieux

vingt-et-un mois, dernier vestige

2016

video

17’32’’



RENCONTRES D’ARLES 2016

CLOÎTRE SAINT-TROPHIME

5 JUILLET - 11 SEPTEMBRE 2016

COMMISSARIAT PAULA AISEMBERG


























Is it possible to travel back in time? Stéphanie Solinas, an artist who enjoys enigmas and plays with protocols, has focused on austere material: the ‘Lustucru’ hall in Arles, a building with a complex past and an unknown future, a forlorn vessel open to the winds, abandoned on the city’s outskirts. How can its rich 110-year history and the density of the lives that populated it be captured? How can its identity, rediscovered in 2006, be accessed? Solinas conducted research on the 4,500m2 metallic hall, built by the Eiffel company as the Grand Palais of the 1906 Colonial Exhibition in Marseille, later moved to serve as a rice storage shed. She sifted through archives, visited the site, followed the trail of clues from Marseille to Arles and tracked down people able to shed light on her research with their specific knowledge and singular experience. Like the ‘method of loci’, a classical technique combining architecture and memorisation to help the work of memory, Solinas builds. Based on a recognised

sociological tool using photography, she structured filmed encounter with her interviewees— a journalist, historian, botanist, archivist, photographer, former Lustucru employee, medium, politician, etc.—, building a timeline of collected or manufactured

images, studying the links between projection and construction. Solinas explores memory like a palace where thoughts, images and recollections, some of which remain hidden or hard to find, are stored. At the cloître Saint-Trophime, she is presenting a video, 21 Months, Last Vestige (2016), as well as Mind Palace (2016), an original monstration installation elaborated by the artist to recount, share and make visible the rich diversity of

her unique investigations. Through this building’s story from the 19th to 21st century, from individual to collective history, from colonisation to globalisation, Solinas asks us to take a look back as a way of thinking about today and shaping tomorrow.

Paula Aisemberg & Stéphanie Solinas


Peut-on remonter le temps ? Stéphanie Solinas, artiste qui aime les énigmes, joue avec les protocoles, s’empare d’une matière austère : la halle dite « Lustucru », sise à Arles, un bâtiment au passé complexe et à la destinée inconnue, aujourd’hui vaisseau désolé, ouvert aux vents, abandonné en périphérie. Comment saisir la richesse de ses 110 ans d’histoire, la densité des vies qui l’ont peuplée, comment accéder à son identité, redécouverte en 2006 ? Dans son travail d’investigation de cette halle métallique de 4 500 m2, issue des ateliers Eiffel, née pour être le grand palais de l’Exposition coloniale de Marseille en 1906, déplacée pour devenir hangar agricole de stockage de riz, Stéphanie Solinas parcourt les fonds d’archives, enquête sur site, suit la piste de Marseille à Arles, identifie ses interlocuteurs qui, par leurs connaissances spécifiques, leur expérience singulière, sont à même d’éclairer ses recherches.

À l’image de la « méthode des lieux », technique classique croisant architecture et mémorisation permettant d’aider le travail de mémoire, Stéphanie Solinas construit. Qu’à partir d’un outil sociologique reconnu utilisant la photographie, elle articule une rencontre filmée de ses invités, journaliste, historien, botaniste, conservateur aux archives, photographe, ancien salarié de l’usine, médium, politique, etc., qu’elle bâtisse une chronologie d’images collectées ou fabriquées, qu’elle étudie les liens entre projection et construction, Solinas explore la mémoire comme un palais, où sont rangés les pensées, les images, les souvenirs, dont certains parfois demeurent cachés ou difficiles à retrouver.

Au cloître Saint-Trophime, elle présente une vidéo, Vingt-et-un mois, dernier vestige (2016) ainsi qu’une installation, Le Palais de l’esprit (2016), dispositif original de monstration qui permet de raconter, de partager, de donner à voir toute la richesse de ses investigations singulières. Du XIXe au XXIe siècle, de l’histoire individuelle à celle d’un territoire, de la colonisation à la mondialisation, au travers de l’histoire de cette halle, Stéphanie Solinas propose l’exercice d’un regard rétrospectif comme matière à penser le contemporain, à façonner le monde de demain.

Paula Aisemberg & Stéphanie Solinas















DATE

27 novembre 2016


LIEU

France, Arles, salle des fêtes


MÉTHODE

Social Photo-Matrix


FACILITATEURS

Dr Rémy Barbe

psychiatre

Dr Noémie Cuissard

psychiatre


PARTICIPANTS

Isabelle Aillaud

documentaliste-bibliothécaire, chargée de l’Action culturelle aux Archives municipales de Marseille

Robert Brun

courtier en riz

Pierre Daum

journaliste

Françoise Denoyelle

historienne de la photographie

Gérard Detaille

photographe, héritier du fonds d’archives photographiques Detaille

Cécile Gasc

animatrice de l’architecture et du patrimoine, Mairie d’Arles

Eléonore Marantz-Jaen

historienne de l’architecture contemporaine

Jean-Bernard Memet

expert en monuments historiques métalliques

Claire Merryl

médium

Yannick Perez

ancien salarié de l’usine Lustucru

Estelle Rouquette

conservateur du Musée de la Camargue

Sam Stourdzé

directeur des Rencontres d’Arles

Frank Tassy

ex-adjoint au maire d’Arles (1983-89)

Nicole Yavercovski

botaniste, ingénieur à la Station biologique La Tour du Valat


The method of Loci exhibition, Rencontres d’Arles 2016, Saint-Trophime cloister,  Arles, 2016

DATE

27 November 2016


PLACE

France, Arles, bal room


METHOD

Social Photo-Matrix


FACILITATORS

Dr Rémy Barbe

psychiatre

Dr Noémie Cuissard

psychiatre


PARTICIPANTS

Isabelle Aillaud

cultural project manager, Marseille City Archive

Robert Brun

rice trader

Pierre Daum

journalist

Françoise Denoyelle

photography historian

Gérard Detaille

photographer, Detaille historical photography fund

Cécile Gasc

architecture and patrimony project manager, Arles City

Eléonore Marantz-Jaen

contemporary architecture historian

Jean-Bernard Memet

expert in historical metallic monuments

Claire Merryl

medium

Yannick Perez

former “Lustucru” factory worker

Estelle Rouquette

Museum of Camargue curator

Sam Stourdzé

Rencontres d’Arles director

Frank Tassy

former Arles’mayor deputy (1983-89)

Nicole Yavercovski

botanist, research engineer in plant ecology, La Tour du Valat